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domingo, 27 de enero de 2013

Santiesteban: Mi letra "inclinada" y de "tamaño sospechoso" publicada en Francia.

Cuba dejó ser  tema de buenas noticias en la prensa mundial desde hace ya muchas décadas. Hoy por hoy, las violaciones de los Derechos Humanos, la represión y la violencia de estado, los secretismos a cerca de la salud de los dictadores -el retirado Fidel Castro y el "activo" Hugo Chávez-, las persecuciones políticas, las detenciones arbitrarias, la persecución religiosa, los presos políticos y los campos de concentración donde los tienen hacinados, las epidemias de cólera y dengüe, las miserables condiciones de vida y de la sanidad, son, entre otras muchas desgracias que padecemos quienes estamos atrapados en la isla, el leiv motiv en los periódicos y medios de comunicación extranjeros. Claro que siempre hay algunos que llenan de halagos al cruel régimen, porque los negocios son negocios. Y tampoco les importa la verdad porque viven fuera.
El dictador debería ya haber tomado nota de que es él mismo su principal detractor. Ninguna persona en su sano juicio y en plenitud de sus facultades puede pensar -e intentar hacer creer- que son el embargo y el "imperio" sus enemigos.Y debería asumir que ser dictador es mala prensa en todo el mundo.
A los cubanos nos puede intentar mentir y silenciar, pero no puede hacerlo con el resto del mundo.
Y mientras espero la respuesta a la apelación del vergonzoso fallo judicial sobre una causa inventada con el que me quieren encerrar cinco años en un campo de concentración, alegando que "escribo con "cierta" inclinación, y dibujo las letras de un "tamaño muy sospechoso", en Francia alaban mi obra literaria, la publican y la promocionan.

Ángel Santistesteban-Prats
Escritor cubano.

A Cuba, l’écrivain et blogueur Angel Santiesteban est condamné à cinq ans de prison

Le harcèlement des dissidents cubains par des interpellations à répétition et des arrestations de courte durée a connu un rebondissement inédit depuis le remplacement de Fidel Castro par Raul Castro : l’écrivain et blogueur Angel Santiesteban Prats, 46 ans, vient d’être condamné par un tribunal de La Havane à cinq ans de prison, pour violation de domicile et lésions.




Ángel Santiesteban Prats est un auteur reconnu, primé à la fois par des institutions cubaines, comme la prestigieuse Casa de las Américas, et étrangères, comme Radio France Internationale.
L’écrivain alimente un blog critique, Los hijos que nadie quiso ("Les enfants dont personne n’a voulu").
Depuis trois ans, il a fait l’objet de diverses menaces et agressions de la part d’agents de la Sécurité de l’Etat, la dernière en date le 8 novembre, devant un commissariat de La Havane, alors qu’il demandait des nouvelles d’une avocate indépendante détenue la veille.
A cette occasion, il avait été brutalement interpellé, puis relâché après que ses proches eurent mis en ligne sur Internet la photo de sa chemise ensanglantée.
Santiesteban Prats a été jugé par le tribunal du quartier Diez de Octubre, à La Havane, le 29 octobre, mais la sentence n’a été connue que ce week-end, répercutée par la blogosphère cubaine. A défaut de pouvoir l’inculper pour ses activités dissidentes, les autorités ont invoqué des charges de droit commun, la plupart d’entre elles écartées par le tribunal. L’écrivain s’attendait d'ailleurs à une absolution, avant son interpellation musclée du 8 novembre. Il a annoncé son intention de faire appel.
Angel Santiesteban Prats (La Havane, 1966) avait été récompensé par le prix Juan Rulfo de Radio France internationale en 1989, le prix de l’Union nationale des écrivains et artistes de Cuba (Uneac) en 1995 (pour son ouvrage Songe d’un jour d’été, sur les expériences dramatiques des Cubains dans la guerre d’Angola), le prix Alejo Carpentier de l’Institut cubain du livre en 2001, le prix Casa de las Américas en 2006 pour son recueil de contes Dichosos los que lloran (Heureux ceux qui pleurent).
Les éditions L’atinoir publient la traduction française des nouvelles de Laura à La Havane (134 pages, 14 euros), disponible en librairie à partir du17 décembre.

Publicado por Le Monde

Publicado por Los hijos que nadie quiso.

Angel Santiesteban: La dignidad no se mata ni se enjaula.


La mayoría de los seres humanos compartimos con el reino animal el amor a la libertad y el respeto al prójimo. Todos no, evidentemente. Porque si fuera así, no existirían los dictadores ni demás espíritus inferiores que -reencarnados en deleznables esbirros y matones- ejecutan -literalmente- a la dignidad humana día a día. Pero la dignidad es imbatible y cuantas más veces la asesinen, más veces resucitará.
La Cuba castrista forma parte de una lamentable lista de estados cuyos gobernantes representan todo lo que no deberían ser.
Afortunadamente también estos países cuentan con intelectuales dispuestos a luchar con todo su ser por acabar con el sistema que los oprime.
Ser un perseguido político en Cuba por defender la libertad y la dignidad e integrar la lista con otros hermanos del mundo que también lo hacen aun sabiendo a lo que se exponen, me llena de orgullo. La dignidad no se mata ni se enjaula. 
La actitud es la del león que enfrenta al temible cocodrilo. 

¡Que el tirano sepa lo que hay!

 



Ángel Santistesteban-Prats
Escritor cubano.

 

On s’en fout grave


Au Qatar, un tribunal de Doha vient de condamner le poète Ibn al-Dhib à la prison à perpétuité pour avoir écrit un poème dans lequel il compare tous les pays arabes à la Tunisie en lutte contre une élite despotique. Mais soyons francs : cette affaire, on s’en fout. En Hongrie, l’écrivain Péter Esterházy a été censuré par une radio publique parce qu’il avait critiqué la politique culturelle du gouvernement du très conservateur Premier ministre, Viktor Orbán, lequel a mis les médias sous contrôle. Que les choses soient claires : on n’en a rigoureusement rien à battre. A Moscou, l’écrivain Edouard Limonov a été interpellé le 31 décembre pour avoir tenté de participer à un rassemblement non autorisé : il s’agissait de défendre, comme tous les 31 des mois comportant 31 jours, l’article 31 de la Constitution, qui garantit la liberté de rassemblement. Prenez note : nous n’en avons absolument rien à foutre.
En Chine, le poète ouïghour Nurmemet Yasin a été torturé et condamné en 2004 à une peine de dix ans de prison pour avoir publié une nouvelle intitulée le Pigeon sauvage, considérée comme un réquisitoire déguisé contre les autorités. Qu’il crève ! D’ailleurs, il semble que cela soit fait : on vient d’apprendre qu’il serait mort en prison en décembre 2011. En Chine toujours, le poète dissident Li Bifeng, emprisonné depuis 2011, vient d’être condamné à douze années de prison… pour escroquerie. Ce chien puisse-t-il pourrir comme l’autre, bon débarras ! Gérard Depardieu, acteur français de talent, est aux prises avec le gouvernement français qui veut lui piquer ses sous. Cette fois, on franchit les bornes du scandaleux et de l’inacceptable.
Car l’affaire ressemble fort à une persécution politique doublée d’une chasse à l’homme : Gérard voulait juste profiter de ses millions, péter dans la soie, roter son vin sans se faire emmerder par la collectivité. Or on le traque, on l’impose à 75%, on l’oblige à fuir en Belgique, et peut-être même jusque dans les montagnes de l’Oural. On aimerait se lancer ici dans une défense argumentée de ce comédien tyrannisé, mais la rage est trop forte, les mains tremblent, les mots se bousculent sous la plume, et tout ce que nous parvenons à écrire est : c’est vraiment dégueulasse. Mais à quoi bon s’indigner ? Tout le monde s’en moque et Depardieu, comme tous les autres sans voix, est condamné à subir le chapelet d’avanies que lui a concocté un régime despotique. Ayons une pensée émue pour ce grand lecteur de saint Augustin.
Et pendant ce temps-là, avec quoi nous bassine-t-on ? Avec l’écrivain et blogueur cubain Angel Santiesteban Prats qui, le mois dernier, a été condamné par un tribunal de La Havane à cinq ans de prison pour… violation de domicile. Inutile de dire qu’on s’en moque éperdument. Avec l’écrivain saoudien Turki al-Hamad, arrêté le 24 décembre pour avoir diffusé sur Twitter des propos jugés offensants envers l’islam. On s’en bat l’œil au point de se faire des cocards. Avec le journaliste et blogueur Hamza Kashgari, livré l’an dernier par la Malaisie au royaume saoudien afin qu’il soit jugé pour blasphème, suite à ses commentaires sur Twitter regardés comme insultants à l’égard du prophète. Nous nous en tamponnons férocement le coquillard.